Portrait de la camerounaise, Dr Hortense CARBILLET-CHETOU

Cette Compatriote a un long parcours derrière elle.
Dr Hortense CARBILLET-CHETOU Docteur en Pharmacie / Pharmacien titulaire (92) CEO de HCC & Co SARL, Promotrice de produits cosmétiques HCC Paris. Installée depuis plus de 10 ans comme titulaire de son officine dans les Hauts de seine dans la jolie bourgade du Plessis Robinson (92). Elle a 47 ans et est maman de 3 enfants.

Elle sortait à peine de son enfance heureuse et ensoleillé à Yaoundé, pour se retrouver dans un pays qu’elle ne connaissait que durant la période estivale pour les rares fois qu’elle avait eu la chance de s’y rendre. Elle a appris à aimer la France où elle a passé l’essentiel de sa vie. Les 4/5ème pour ainsi dire. Après une scolarité parfois mitigée, parfois brillante, elle a eu son bac. Son premier choix s’est orienté vers la Biologie Fondamentale branche dans laquelle elle a obtenu une licence avec une année d’avance, et c’est lorsque qu’elle allait en maîtrise qu’elle a rencontré l’homme qui partage sa vie jusqu’aujourd’hui. Après la naissance de son fils ainé, elle a pris un virage à 180 degrés. Le rêve de ses parents était de faire de leur fille un excellent médecin, mais elle était attirée par la recherche fondamentale, la science au sens pur du terme, chercher pour trouver les médicaments qui soigneront les maladies comme celles dont souffraient certaines personnes chères à son cœur qu’elle eût à perdre dans son environnement. Mais l’arrivée de son fils a changé la donne. Elle a choisi la PHARMACIE qui était un bon compromis. Short, efficace et qui restait dans l’optique générale de ce qu’elle voulait que soit sa vie. ËTRE AU SERVICE DES AUTRES A peine son DOCTORAT obtenu à la Faculté de Pharmacie Paris V Descartes, elle a complété celui-ci d’une formation en pharmacognosie et en COMMERCE international où elle a appris le marketing et management. Elle a alors exploré diverses fonctions au sein des laboratoires pharmaceutiques (aux Etats-Unis, les Antilles, et la France) comme Product manager junior, senior, et responsable communication et développent stratégique pour les médicaments éthiques. Mais l’essence même de son métier (le contact avec le patient, la connaissance d’un large spectre de médicaments) la manquait affreusement. Elle a refusé une offre d’emploi en Afrique car il était venu le temps de capitaliser…. Et c’est ainsi qu’à la préparation de la naissance de son 3ème bébé et la conjoncture le permettant, elle est devenue CHEFFE D’ENTREPRISE : Créer des emplois, participer au développement économique de son pays d’accueil comme titulaire de TPE dynamiques. Elle a alors acquis sa pharmacie où elle bichonne ses patients depuis plus de 10 ans. Une autre partie d’elle, et la plus importantes à ses yeux, est le service aux autres. Depuis bientôt 30 ans elle œuvre au quotidien pour apporter un brin d’espoir, un peu de bien-être et surtout beaucoup d’amour aux personnes qui sont dans le besoin. Elle a été piqué par le virus de l’HUMANITAIRE très jeune, grâce à sa famille “pseudo adoptive.” Française à Sceaux (92). Dans un environnent plutôt bourgeois calme et serein, sa maman avait pensé que c’était bénéfique pour leur éducation de leur faire comprendre la misère du monde, et c’est ainsi qu’à Noël elles allaient passés très souvent la veille du réveillon avec les gens de la rue en leur apportant un peu de baume au cœur, à manger et à boire. Et depuis lors, Le but ultime de sa vie est de faire des enfants de l’excellence issu de cette caste dont on pense que le sort est scellé dès la naissance parce que né orphelin ou très pauvre. Elle a choisi de se mettre dès que l’occasion à la disposition des enfants du monde, et plus précisément les enfants d’une école primaire au Cameroun. Avec le peu de moyens dont elle dispose, elle parraine environ 300 enfants en leur apportant avec l’aide de ses amis et connaissances, des fournitures scolaires et de l’affection et le savoir. Ce dévouement vient compléter toutes les actions qu’elle a déjà menées au sein de différentes associations et regroupement comme l’APAF : l’Association des Pharmaciens Africains de France, et l’association des professionnels de la santé : MedCam France. Son combat la pousse aussi à regarder de plus près, la politique sociale des pays qui sont les siennes et d’y apporter sa petite pierre pour la construction de l’édifice. Sans faire de la politique.
Elle s’efforce d’appartenir à cette diaspora Camerounaise fière de contribuer au développement de son pays, de défendre haut ses couleurs à travers le monde. Le Cameroun est une belle nation et c’est ensemble que tous ses enfants au-delà de leur différence géographiques et socio-culturels le construiront et le feront avancer vers l’émergence.

Julien Danault Mbounga Camerounais vivant à Lille , Président fondateur de l’association « Civism saves Lives »

A quoi renvoie “Civism saves lives” ?

C’est le nom de notre association qui veut dire en français « le civisme sauve des vies ». Nous avons choisi un sigle en anglais pour mettre à l’honneur le bilinguisme dans notre pays. L’association a pour but de promouvoir le civisme dans la société en mettant l’accent sur l’éducation de proximité des plus jeunes car ils sont plus susceptibles d’en intégrer les notions et d’adopter des comportements civiques en grandissant. Nous ambitionnons mettre sur pied différents projets qui auront pour but de saisir des problèmes spécifiques rencontrés dans notre société du fait de l’incivisme (morbidité sur nos routes, prolifération et consommation grandissantes des drogues en milieux jeunes ; insalubrité dans nos cités ; dégradation des biens communs …etc.) Nous sommes partis du constat selon lequel l’incivisme des usagers de la route sur nos axes conduit à des accidents. Cet incivisme sur nos axes routiers a motivé la création de notre association en vue de militer pour le changement des comportements sur les axes routiers et dans tous les domaines de la vie.

Quel sens donner aux deux activités que vous organisez le 9 et 10 février prochain à Yaoundé ?

Retenons d’abord que le thème de cette mobilisation, c’est « fête de la jeunesse sans accidents ». Il s’agit de sensibiliser dès le bas âge pour nous donner la chance d’avoir des citoyens modèles qui auront l’opportunité d’inverser la tendance par rapport aux hécatombes que nous connaissons sur nos routes depuis quelques années à cause de l’incivisme des usagers.

Concrètement, nous irons le 09 février avec les bénévoles à l’école du Centre située en face de la Cour d’Appel de Yaoundé. Nous allons échanger avec les tout-petits sur les règles principales du Code de la route. Pour cela, nous serons accompagnés d’un moniteur d’auto-école et de deux inspecteurs du ministère de l’Education de base spécialisée dans la sécurité routière en milieu scolaire. C’est donc un échange avec les enfants et les enseignants sur les outils signalétiques de la sécurité routière, de la pédagogie pour montrer les dangers de l’incivisme routier et enfin, nous aurons des ateliers de confection de ces mêmes outils par les enfants. Ça c’est pour la partie pédagogique qui va se dérouler à l’intérieur de l’établissement. Ensuite, la phase pratique. Nous allons nous déporter sur la voie publique attenante pour un cas pratique, question de réguler la circulation, en aidant les enfants à traverser la chaussée en toute sécurité et en expliquant aux autres usagers, le bien-fondé de toujours céder la priorité aux piétons. Le10 février, ce sera le programme identique à partir de 10h au complexe éducatif bilingue Sainte Justine « les Timous » situé à l’avenue Marc-Vivien Foé au quartier Omnisport. Nous serons accompagnés pendant ces deux journées de sensibilisation, du parrain de l’évènement l’ambassadeur itinérant Albert Roger Milla et sa Fondation Cœur d’Afrique, d’Esther Ngo Bougha, responsable de la cellule de communication au ministère des Transports et d’un représentant du ministère des Relations extérieures et un autre du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique.

Pourquoi avoir ciblé la semaine de la Jeunesse ?  Où étiez-vous les années précédentes ?

Nous sommes une jeune association légalisée le 23 avril 2019 et les premières actions ont été menées dans la foulée jusqu’au mois de juin à Douala au lieu-dit « Carrefour Ancienne soudanaise » ; à Yaoundé au poste de péage de Mbankomo et l’Avenue du 20 mai et à Bafoussam au niveau du Carrefour Tamdja. L’année 2020ne nous a pas permis de nous déployer en raison de la crise sanitaire à covid-19.Certes la pandémie n’est pas encore éloignée mais nous estimons qu’avec le faible taux de contamination au Cameroun, nous pouvons quand même relancer nos activités tout en respectant les mesures barrières édictées par l’Organisation mondiale de la santé et le gouvernement camerounais. D’où ma présence au Cameroun depuis le 14 janvier en provenance de mon lieu de résidence qui est la ville de Lilles en France. Le choix de la fête de la jeunesse n’est pas anodin parce que nous souhaitons focaliser notre action vers la jeunesse et la petite enfance (maternelle et primaire Ndlr) d’autant plus que nous venons d’obtenir notre agrément du ministère de l’Education de base.

D’où vous viennent les fonds pour financer ces actions surtout en ces temps de restriction budgétaire ?

L’action fonctionne aujourd’hui grâce aux cotisations des membres mais sur tout de mes fonds propres. Nous n’avons aucune subvention ni du public, ni du privé. Toutefois, nous serons heureux de nous faire accompagner par le gouvernement, le secteur privé, des mécènes ou des personnes de bonne volonté pour nous permettre de mener à bien nos activités non seulement à Douala, Yaoundé et Bafoussam mais également sur toute l’étendue du territoire national. Pour l’heure, trois coordinations sont actives : Littoral, Centre et Ouest. L’objectif c’est d’avoir une coordination dans chacune des dix régions de notre pays. Le grand Nord qui réunit les trois régions du Septentrion et l’Est sont déjà sur pied mais nous manquons de moyens pour nous déployer dans ces régions. A ce propos, nos bénévoles sont indemnisés pour chaque sortie. A cela se greffe l’impression des tracts, des banderoles, des roll-up, et tous les outils et accessoires de sensibilisation. Nous souhaitons aussi que nos bénévoles soient assurés pendant les missions de sensibilisation sur le terrain. Tout comme nous souhaitons être accompagné par les pouvoirs publics ou toute autre entreprise de Btp et Transport et même celles qui gravitent autour de l’écosystème de la route afin q qu’ils nous fournissent du matériel de sensibilisation à l’instar des chasubles, cônes, les panneaux de signalisation, les feux mobiles, les peintures réfléchissantes et autres outils didactiques pour nous permettre de mener à bien nos campagnes de sensibilisation. Bref, toutes les subventions de quelque nature que ce soit, sont les bienvenues.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que la sécurité routière est comme votre fonds de commerce ?

Cette question me fait sourire ! Je suis d’abord une victime heureuse d’accident de la circulation (26 décembre 2010 à 6h30 à Dibombari sur l’axe Douala-Bafang) avec un traumatisme encore présent dix ans après. C’est vous dire que ce projet, c’est d’abord ma thérapie et comme tout malade chronique, je ne compte pas à la dépense pour me soigner. Je dois aussi souligner que nous ne bénéficions à ce jour, d’aucun accompagnement de qui ce soit. Et ce n’est que la détermination, l’engagement et l’implication de nos bénévoles qui permettent de mener toutes les activités de sensibilisation depuis la création de l’association, qui je rappelle, est une association à but non lucratif.

Pour nous contacter, il faut visiter notre page Facebook civism saves lives ; nous suivre sur twitter @CISAL4 ou nous écrire àl a boite postale 12781 Douala ; email :

civismsaveslives@gmail.com.

 

l’Association « LES FUTURISTES SOLIDAIRES DE PARIS » distribue des colis alimentaires pour les étudiants sur la place de la porte d’Aubervilliers

Il est 15h ce 11février 2021. Sur la place de la porte d’Aubervilliers, des dizaines d’étudiants et unes centaines de sans abri, se retrouvent en quête de solutions face à la situation délicate qu’ils traversent.

Ils ont tous répondu à l’appel lancé sur les réseaux sociaux par l’association « LES FUTURISTES SOLIDAIRES DE PARIS ». Cette association, fondée par Yankoua Nana Desire, est motivée par un but simple : porter assistance à tous les sans-abris et aux étudiants dans le besoin avec, en premier lieu, l’organisation de distributions gratuites de Près de 1000 à 1500 repas et boissons, et des colis alimentaires aux étudiants. Ceci sur fond propre de l’association.
Les sans-abris et quelques étudiants sont là, les uns derrière les autres, masqués Covid-19 oblige – ils reçoivent boisson chaude et repas, les étudiants les colis alimentaires. Chacun pèse environ 5 kilos. On y trouve la farine, le sucre, le café, l’huile, les pâtes, des œufs, mais aussi des masques, tout ce qui peut permettre aux étudiants de vivre normalement dans cette période anormale. Cette distribution leur permet par ailleurs de retrouver, l’espace d’un instant les grandes sœurs et les grands frères de la communauté Camerounaise.

Une journée où les volontaires, pour la plupart des Camerounais, soucieux de leur semblable mène cette action salutaire qui nécessite l’adhésion de tous, tant sur le plan financier que sur le plan humain.

Victimes de la Covid-19

Les étudiants ont été particulièrement impactés par la pandémie. Confinés, parfois seuls et dans la précarité, certains ont vu leurs stages et alternances s’envoler, d’autres leurs emplois perdus, sans parler des difficultés financières que cela a entraîné.

Avant la crise sanitaire, 20% des étudiants vivaient déjà sous le seuil de pauvreté en France. Et une fois leurs études finies, le contexte actuel ne leur offre aucune visibilité professionnelle.

Dès les impacts du premier confinement, les associations se sont mobilisées devant les universités franciliennes pour venir en aide aux étudiants en difficulté.

 

Prix Goncourt des lycéens 2020. L’ambassade du Cameroun en France honore DJAILI AMADOU AMAL

Si le cardinal de richelieu (certainement le fondateur de la pratique diplomatique moderne- 1586-1642), revenait aujourd’hui, il nous enseignerait fort à propos, que la diplomatie et la littérature, ont en commun un voisinage praxéologique, qui fait d’eux, deux arts dont les adeptes se caractérisent par les bonnes manières, la finesse du discours et le génie de l’écriture.
En réalité, le public select du mardi, 2 février 2021, présent dans la grande salle d’apparat de l’ambassade du Cameroun en France, a vécu pleinement une telle démonstration, en assistant a la cérémonie d’accueil de mme djaili amadou Amal, lauréate du prix Goncourt des lycéens édition 2020, avec son roman intitule les impatientes
La cérémonie était présidée personnellement, par S. E.M andre-magnus EKOUMOU, ambassadeur du Cameroun en France. Sur la table d’honneur, autour de l’ambassadeur, on retrouvait l’écrivaine djaili amadou amal, et son éditrice mme Emmanuelle collas, patronne de la maison d’édition éponyme. Dans la grande salle, un public très select dans lequel on retrouvait des responsables en service a l’ambassade du Cameroun en France, et au consulat général du Cameroun à paris. il y avait aussi des journalistes, des femmes et des hommes de culture de tous les horizons.
La cérémonie de réception diplomatico-litteraire, ponctuée de quatre prises de parole :
– une note de lecture ;
– l’intervention de l’éditrice Emmanuelle collas ;
– l’intervention de l’auteure du roman les *impatientes
– le discours d’accueil prononce par S. E.M andre-magnus EKOUMOU, ambassadeur du Cameroun en France.
Le roman les impatientes, qui trouve sa trame dialectique, dans un environnement africano- islamo-sahélien, est en fait un cri de révolte qu’on retrouve dans le récit des itinéraires de trois héroïnes (ramla, hindou et safira), dont chacune, expérimente à son tour, un aspect de la violence masculine, concentrée dans le cadre de la famille, du couple ou de la société patriarcale en général.
DJAILI AMADOU expose de manière crue et fort les travers honteux et violents de ces sociétés dont les pratiques de perpétuent malheureusement à travers les hommes naturellement mais aussi les femmes qui jouent un rôle clé dans l’acceptation légitime de la soumission…
Le roman les impatientes, interpelle le Cameroun, l’Afrique et le monde. Même dans les pays les plus développés du monde, les féminicides sont en hausse. D’où l’universalisme du discours djailien…
L’ambassadeur andre-magnus EKOUMOU, a présenté l’écrivaine, comme ” une ambassadrice de la culture camerounaise et africaine en général”.
Faisant une remarquable incursion post-lecture dans la phraséologie de l’auteure du roman les impatientes, le haut diplomate camerounais déclare : ” sous vos doigts en effet, la vie ordinaire se raconte avec poésie et les personnages tout comme les situations que vous dépeignez paraissent frappants de justesse et de crédibilité”.
C’est cette force narrative pétillante qua découverte Emmanuelle collas et que les critiques ont salué.
” ce savant mélange de force et de fragilité tout à la fois, d’audace et de subtilité, cette espèce de fougue passionnée mais toujours avec pudeur, modestie et élégance, cette simplicité dans l’écriture qui déconcerte presque et qui donnent à vos écrits cette saveur particulière”
DJAILI AMADOU AMAL, appelée encore la voix des sans voix, à cause de l’action de son ONG humanitaire qui œuvre pour la promotion complémentaire des genres, et contre les violences faites aux femmes, est née au nord Cameroun et est l’auteure de trois autres romans.
La cérémonie d’accueil de l’ambassade s’est achevée par la dédicace par la célèbre romancière de plusieurs exemplaires de l’ouvrage les impatientes…

 

l’interview du Camerounais Dr Tcham, expert en e-santé et fondateur de la société d’Africa-med.

Deux millions. C’est le nombre de professionnels de santé qui manquent à l’Afrique et à l’Asie pour pouvoir assurer des soins aux populations, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Même si l’Afrique reste à ce jour relativement épargnée par la crise sanitaire actuelle, ce déficit met en difficulté des millions de personnes au quotidien. Selon une enquête de l’institut de sondage panafricain Afrobarometer, 53 % des Africains déclarent avoir manqué de soins nécessaires au moins une fois au cours de l’année écoulée. Mais l’Afrique peut compter sur un secteur qui peut répondre à ses attentes : l’e-santé.
Assurances santé mobiles, valises médicales, ou encore centres de téléconsultation : les initiatives, boostées il y a peu par la pandémie, ne manquent pas sur le continent. Christian Tcham, médecin urgentiste en région parisienne et fondateur d’Africa-med, en a fait son cheval de bataille. Depuis huit ans, sa société fournit des solutions d’assistance médicale pour les entreprises et les particuliers, et apporte son expertise dans l’audit et la réorganisation des systèmes sanitaires. Son dernier projet ? E-SAME, « une plateforme africaine de télémédecine tout-en-un ». En quoi consiste vraiment son originalité ? Que pense Christian Tcham du développement de l’e-santé en Afrique ?

UCE : pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne E-SAME ?

Christian Tcham : E-SAME est une plateforme tout-en-un qui regroupe toutes les caractéristiques de la télémédecine : la téléconsultation – bienvenue en période d’épidémie –, la téléexpertise, la téléassistance et la télésurveillance. L’accès y est gratuit pour le patient qui renseigne son dossier médical avec toutes les données qu’il a en sa possession. Lorsque ce dernier fait une demande, l’un des soixante praticiens inscrits sur E-SAME reçoit un SMS ou un mail et fixe un rendez-vous.

Quels sont pour vous les avantages de votre plateforme ?

La gestion du dossier médical est un des points forts de E-SAME. Cette option permet au patient de partager des informations le concernant avec le spécialiste qu’il souhaite. Nous avons par exemple intégré à la plateforme un logiciel de lecture d’imagerie qui permet au médecin de pouvoir lire des IRM, scanners et radio de qualité. C’est un sacré atout car en général près de 80 % des patients perdent ces images. Parfois, certains patients sont également obligés de les prendre en photo avec leur portable avant de les transférer à un spécialiste. Ce qui l’oblige à faire son diagnostic sur des images de mauvaise qualité et qui pose un problème de sécurité des données. Sur E-SAME, ces informations sont conservées en toute sécurité.

Deuxième avantage : l’accès à la plateforme pour tous, quel que soit son lieu d’habitation. Un patient isolé, vivant en milieu rural et qui ne peut se déplacer, peut avec E-SAME bénéficier de l’avis d’un expert qui, s’il le souhaite, pourra également consulter le comité scientifique que nous avons mis en place. Pour les praticiens, la plateforme est aussi un lieu d’échanges et d’apprentissage.

Qui constitue la cible principale d’E-SAME ?

La plateforme s’adresse en priorité aux patients atteints de maladies chroniques et qui ont besoin d’un suivi médical régulier. E-SAME permet bien souvent d’avoir un deuxième avis médical, après les premières conclusions d’un médecin local. Tous les paramètres vitaux – tension, rythme cardiaque – sont renseignés dans le dossier médical, chaque jour. Le médecin peut le consulter et ainsi voir l’évolution de ces données pour adapter le traitement. Selon la situation, il peut faire une ordonnance qu’il intégrera au fichier du patient et qui pourra être envoyée à une pharmacie partenaire certifiée par nos soins. Un bon point lorsque l’on sait qu’en Afrique un médicament sur dix est contrefait.

Votre société Africamed fournit déjà des solutions en e-santé aux Africains. Pourquoi avoir créé E-SAME ?

En Afrique, le déficit d’accès aux soins est monstrueux. Il est si grave que plus il y a d’outils à la portée des populations, mieux c’est. Ce constat se vérifie surtout en zone rurale car les infrastructures de santé sont souvent concentrées dans les grandes villes, voire dans certains pays, dans les seules capitales. Si E-SAME permet d’avoir un avis médical partout, elle évite aussi l’engorgement des hôpitaux sur place et les dangers dus aux déplacements des patients comme les accidents de la route nombreux dans certaines régions du continent. La plateforme permet aussi à la diaspora, très présente sur les sujets de santé, à s’impliquer. Un membre de la famille peut en effet prendre un rendez-vous pour un proche et payer la télé-consultation directement. Cela évite les transferts d’argent et donc les taxes auxquelles ils sont assujettis.
Pourquoi vous êtes-vous lancé dans le secteur de l’e-santé il y a huit ans ?
Lorsque j’allais exercer en Afrique, je faisais face à un problème récurrent : il y avait toujours une grande différence entre l’état dans lequel étaient annoncé le patient et son état réel. En cause ? Le manque d’informations médicales, l’absence de dossier et de suivi. L’idée était donc d’anticiper cette situation. La télémédecine est cet outil qui permet la centralisation des données.
Sur place, j’ai aussi pris conscience du problème de concentration des spécialistes dans les grandes villes. Pour les patients, cela demande beaucoup de temps et d’argent. Pour aller consulter, il doit payer son déplacement et son logement une fois sur place le temps d’avoir un rendez-vous. Une situation qui en décourage plus d’un. Résultat, les populations isolées ne se soignent pas.
Pensez-vous que les gouvernements du continent ont saisi l’opportunité que peut représenter la télémédecine dans leurs systèmes de santé ?
Aujourd’hui, l’e-santé est de plus en plus prise au sérieux, les autorités commencent à prendre conscience de ses avantages. En 2012, le gouvernement ivoirien l’a d’ailleurs intégrée dans la réforme de son système de santé. Mais il faut reconnaître que c’est un peu le seul. Avec la pandémie actuelle, cela pourrait beaucoup changer.

Justement, presque six mois après l’apparition du Covid-19 en Afrique, peut-on dire que l’e-santé a été utile dans la lutte contre la maladie ? La crise sanitaire mondiale pourrait-elle engendrer une réflexion plus globale sur le secteur ?

Depuis la crise du coronavirus, il y a eu beaucoup d’initiatives en termes de téléconsultation, ce qui permet par définition la distanciation sociale. Cette pandémie nous pousse à en comprendre les enjeux et à agir dans l’intérêt du patient. Mais la situation actuelle pourrait permettre l’émergence d’autres pans de la télémédecine comme la télésurveillance, moins répandue.
C’est un secteur qui pourrait beaucoup apporter en Afrique où aujourd’hui beaucoup de gens, quand ils sont malades, pratiquent le confinement volontaire. Ils ne veulent pas aller à l’hôpital. L’e-santé, qui libéralise l’accès aux soins, c’est moins de temps perdu pour tout le monde. C’est pour cela qu’elle a autant de succès, et ce, partout sur le continent.

Quelles sont les difficultés aujourd’hui pour un entrepreneur de l’e-santé en Afrique ?

Pour moi, le premier problème, c’est de trouver les ressources humaines. Ce n’est pas toujours évident de trouver des profils adaptés aux solutions que l’on veut développer. La deuxième difficulté, ce sont les finances. Pour ma part, j’ai créé E-SAME sur fonds propres car je voulais que la plateforme soit rapidement opérationnelle. L’état du réseau Internet peut également vous compliquer la tâche. Mais avec le développent de la 3G, et même de la 4G et de la fibre dans certains pays, cela devient de moins en moins un problème. Cela permet de proposer aux patients et utilisateurs d’e-santé des consultations abordables.
Des plateformes telles que la vôtre, lesquelles contournent les difficultés habituelles rencontrées par les praticiens, pourraient-elles permettre aux médecins formés en Afrique de rester sur place ?
Cela fait partie des objectifs. E-SAME implique déjà les centres de santé locaux, au Cameroun par exemple. Quand un geste physique est à faire, les médecins locaux peuvent se déplacer. Ces échanges entre professionnels locaux et étrangers, ce partage de connaissances, permettent aux deux entités de se former en continu. Ce genre de pratique permet aussi aux médecins basés en Afrique d’augmenter leur patientèle au-delà de leur cabinet et donc leurs revenus. Tous ces avantages font de l’e-santé en Afrique un outil à promouvoir pour endiguer le départ des ressources humaines. Le secteur donne également aux médecins de la diaspora la possibilité de prendre en charge des patients africains, et de se constituer un carnet d’adresses. Ce qui peut le préparer à un éventuel retour.

Dschang, au lieu-dit la falaise : L’HOMMAGE de S.E.M ANDRE-MAGNUS EKOUMOU, l’ambassadeur du Cameroun en France aux victimes

SEM ANDRE-MAGNUS EKOUMOU, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun en France a présidé ce vendredi 29 janvier 2021, à 11 heures, une cérémonie d’hommage à la mémoire des 53 morts du terrible accident routier survenu le mercredi 27 janvier dernier entre santchou et Dschang, au lieu-dit la falaise.

L’, ambassadeur en personne était présent à la cérémonie d’hommage à la mémoire des 53 morts aux victimes de l’accident entre santchou et Dschang, au lieu-dit la falaise. S.E.M ANDRE-MAGNUS EKOUMOU s’est incliné devant mémoire des53personnes qui ont trouvé la mort dans cet accident.

Cérémonie brève mais empreinte d’une très forte émotion au cours de laquelle une minute de silence a été observée et a l’issue de laquelle l’ambassadeur du Cameroun en France, sous l’encadrement de deux officiers en service à la mission militaire du Cameroun en France, a procédé à la pause d’une gerbe de fleurs commémorative.

La cérémonie qui a duré une dizaine de minutes, a rassemblé l’ensemble du personnel diplomatique et consulaire du Cameroun en France, ainsi que les usagers présents dans les locaux de l’ambassade du Cameroun, sise à la porte d’Auteuil à paris.

L’UCE nous apporte l’ expertise du monde du travail au Québec pour les nouveaux arrivants mais également des offres d’emploi et toutes autres informations utiles.

Après mûre réflexion vous avez pris votre décision et dans 6 mois, bim bam boom, vous faites vos valises pour venir les poser au Québec. C’est un très bon choix.

Votre projet va très vite se concrétiser et la recherche d’emploi être votre priorité. Pour vous aider dans cette tâche sachez que certains métiers sont plus demandés que d’autres.

Tous les ans, le Ministère de l’immigration canadien dresse une liste des professions prioritaires  

Elle va essentiellement vous aider à accélérer votre processus d’immigration si vous faites une demande à partir du sol Camerounais, de l’étranger ou que vous soyez sur sol québécois d’ailleurs. Cela vaut essentiellement pour les demandes à titre de travailleur qualifié.

Il arrive régulièrement que le manque de main d’œuvre au Québec et au Canada incite les employeurs à recruter à l’international. Des salons de recrutement au Cameroun, en France etc.. comme destination canada vont vous permettre de vous donner de la visibilité face aux recruteurs et tâter le marché de l’emploi.

Cependant ne vous mettez pas en tête que le recrutement depuis le Cameroun, en France etc.. pour ces professions reste la norme. La majorité d’entre vous trouvera un job lorsqu’il sera sur place.

Si votre métier fait partie de cette liste de professions c’est un bon début. Pour avoir une vision plus locale et plus réaliste du marché de l’emploi, je vous conseille de consulter le site de l’IMT en ligne
Cet outil mis en place par emploi québec (équivalent de pôle emploi) vous renseignera sur chaque profession, secteur d’activité ou encore formation professionnelle. Vous trouverez ainsi les salaires moyens, des offres d’emplois, les perspectives d’emplois, les conditions d’accès etc.

Faire partie d’une profession prioritaire peut également avoir des impacts sur votre équivalence de diplôme ou l’appartenance à un ordre. Par exemple si vous êtes embauché en tant qu’infirmière, votre employeur peut vous demander de procéder à votre équivalence de diplôme pour que vous adhériez au syndicat de votre ordre professionnel.

Il vous appartient donc de vérifier si votre profession est assujettit à une inscription obligatoire à un ordre http://www.opq.gouv.qc.ca/ordres-professionnels/liste-des-ordres-professionnels

La conclusion est simple: sachez tirer parti de ces informations. Vous avez l’info, vous avez le pouvoir !

 

 

Les secteurs qui embauchent au Canada en 2021

Au Canada, beaucoup de gens ont perdu un emploi en 2020 ou comptent changer de carrière. Heureusement, d’après Randstad, 7 employeurs sur 10 comptent embaucher un fois la pandémie neutralisée. De plus, cette dernière a ouvert de nouvelles perspectives dans de nombreux secteurs. Ces emplois concernent autant les métiers sans qualification que compétences de haut niveau. Dans des domaines très qualifiés, l’offre peut dépasser la demande, et on mise sur les travailleurs étrangers. Plus généralement, le marché favorise les travaux du numérique, avec la généralisation du commerce et des services en ligne. Les postes d’informaticien et de commerciaux sont à la une. Les métiers du soin, infirmier(ère) en particulier, sont aussi très demandés. Le télétravail risque de se généraliser dans les métiers qui le permettent.

  1. Adjoint(e) administratif(ve)
  2. Représentant(e) du service clientèle
  3. Associé(e) aux ventes
  4. Camionneur(se)
  5. Commis aux comptes fournisseurs et aux comptes clients
  6. Infirmier(ère) diplômé(e)
  7. Chargé(e) de projet
  8. Journalier(ère)
  9. Soudeur(euse)
  10. Ingénieur(e) électricien(ne)
  11. Développeur(euse) de logiciel
  12. Marchandiseur de biens de consommation
  13. Comptable
  14. Gestionnaire aux ressources humaines
  15. Conseiller(ère) financier

L’agence fait aussi la liste de 10 compétences très en vues :

  • Service à la clientèle
  • Planification
  • Commerce électronique
  • Budgétisation
  • Réparation
  • Gestion de projet
  • Nettoyage et désinfection
  • Contrôle de qualité
  • Soutien administratif
  • Comptabilité

La Camerounaise Suzanne Bellnoun, a été élue membre du Conseil d’administration de l’Africa-Europe Diaspora Development Platform (ADEPT)

 C’est la première fois qu’une Camerounaise qu’une Camerounaise va siéger au Conseil d’administration du plus puissant réseau européen des organisations de la diaspora africaine basées dans les 28 pays de l’UE, en Norvège et en Suisse et engagées dans des actions de développement en Afrique.

Créée en 2010 par un consortium de cinq organisations de la diaspora, l’Africa-Europe Diaspora Development Platform chéri la vision d’une diaspora africaine unie, forte et professionnelle, engagée dans des actions de développement durable au-delà des frontières et pays.

 

Madame Suzanne Bellnoun est directrice de la société Bel’Art Import-Export, présidente fondatrice de l’Organisation des femmes africaines de la diaspora, membre du Conseil d’orientation du Forum des Diasporas Africaines, présidente fondatrice du Club des Africaines entrepreneures d’Europe, membre du Lobby européen des femmes et promotrice de la Coopérative des femmes rurales à Ékité (Cameroun).

La camerounaise Carole Keyanfe préside l’association «Second-Life»

Vous êtes peu connue du grand public camerounais. Pouvez-vous vous présenter à notre public ?

Je suis une Franco-camerounaise, fondatrice et présidente de l’association «Second Life». Je suis également responsable à Paris d’un institut capillaire et mammaire pour personnes en chimiothérapie et maladies des cheveux, depuis 10 ans.

Qu’est-ce qui vous a poussée à créer l’association «Second Life» ?

Mon côté humanitaire et social y est pour beaucoup. Pendant des années, j’ai vu des patients de toutes nationalités pour des conseils sur les prothèses, leur bien-être, et parler de tous les problèmes autour de la maladie ainsi que du comportement de leur entourage, un travail psychologique. Et je me suis rendu compte un jour, après le passage d’une patiente camerounaise, que les personnes d’origine africaine en général n’écoutaient pas et posaient difficilement les questions soit par tabou, ou par honte. Malgré le fait que j’y pensais depuis un moment déjà, j’ai fini par prendre le taureau par les cornes afin d’informer, de sensibiliser dans le but de prévenir et de briser tous ces tabous. Le cancer est une maladie qui brise la vie des malades, les pousse vers le fond. Les cancéreux ont besoins de soutien, afin de redonner un sens à leur vie. Car, après la maladie, une nouvelle vie recommence d’où Second Life qui signifie seconde vie.

Est-ce que vous ciblez une couche particulière dans votre campagne de sensibilisation ?

Nous ciblons tout le monde, car la maladie nous concerne tous, de près ou de loin. Néanmoins les pays en voie de développent sont notre cible particulière notamment l’Afrique car, comme je l’ai dit plus haut, les tabous et le déni font partie des m urs de ce continent et il est important de les briser afin que les personnes soient plus ouverts à l’information de sensibilisation. Au Cameroun, où nous nous rendrons au mois de juin prochain, nous souhaitons travailler en synergie avec les grands hôpitaux du pays. La remise de dons pour cancéreux se fera à Yaoundé, mais il concernera les nécessiteux des 10 régions du Cameroun. Après le Cameroun, nous nous rendrons au Gabon, puis au Benin.

En quoi consistent vos campagnes?

Pendant nos ateliers, nous informons, écoutons, orientons les personnes désireuses. Nous utilisons les supports de la Ligue contre le cancer de France et bien d’autres. Nous parlons aussi de la prothèse mammaire externe, échantillons à l’appui, afin de faire comprendre les raisons du port de celle-ci.

Avez-vous des partenaires qui vous accompagnent dans vos différentes actions ?

Pour l’instant non ! Mais nous sommes, bien sûr, à la recherche de partenaires. En attendant, certains accords sont en cours de négociations. Néanmoins nous travaillons déjà avec la Ligue contre le cancer qui fournit toute la documentation. Nous souhaiterions que nos futurs partenaires soient des donateurs (en documentation, prothèses mammaires, poches, cathéters, médicaments etc.). Grâce à tout ce matériel, nous espérons que le public sera plus à l’écoute et plus réceptif. Une fois l’étape de la sensibilisation franchie, selon les cas, nous leur conseillerons de sensibiliser également les uns et les autres à leur tour. Pour ceux dont le dépistage est découvert, nous conseillons de ne pas s’abandonner et, si possible, de suivre les traitements dans la mesure du possible, d’où l’importance des dons que l’association recevra.

Comment vous-y prenez-vous pour attirer le maximum de personnes vers votre association?

En France, nous organisons des soirées, des barbecues, des conférences-débats, participons à des tournois de football. Nous essayons d’être présents lors de manifestations organisées par la diaspora camerounaise et les consulats. Pour ceux des Camerounais du terroir, nous prendrons contact avec les responsables des plus grands hôpitaux du pays et des centres spécialisés, pour qu’ils nous viennent en aide dans le recensement des cancéreux. Nous comptons également sur les médias pour nous accompagner dans ce travail de sensibilisation.

Comment fonctionne votre association ?

Second Life est une association de bénévoles qui fonctionne grâce à vos dons et aux bénéfices de manifestations qu’elle organise, c’est pourquoi nous appelons toutes les âmes bienfaitrices à faire le geste qui sauve.
Quels sont vos objectifs?

Nos objectifs sont vastes. La plus importante est de faire des dons de poches, de prothèses, de médicaments, de cathéters aux malades, faciliter l’accès aux soins avec la création d’une maison médicale à Yaoundé, la ville qui m’a vu naitre. Nous pourrons, en fonction de nos moyens, construire aussi des maisons médicales dans d’autres villes africaines. Prévention, sensibilisation, dépistage encore et toujours. D’où notre devise : « Second Life ensemble pour la lutte contre le cancer. »